Georges Sogny

Un artiste réfugié au Vigen

 Retour à la page précédente
Artiste méconnu, bien que très prolifique, Georges Sogny est sorti de l’ombre grâce à la passion et à la ténacité d’un Vigenois : Maurice Darfeuille qui le considérait comme  un enfant du pays.

En 1940 c’est l’exode, des milliers de gens vont vers le sud. C’est le cas pour Georges Sogny sa femme et son père qui, après plusieurs étapes, arrivent au Vigen. Ils y séjourneront derrière la mairie, dans la maison dite « de la Caisse d’Épargne » aujourd’hui occupée par une esthéticienne, de 1941 jusqu’à la fin de la guerre en 1945

Durant cette période il a laissé le souvenir d’un homme courtois et discret, qui dessinait des paysages et de nombreux portraits des personnes qu’il côtoyait. Cependant, sa vie, avant et après son séjour au Vigen restait dans l’ombre.

 

P107-G.Sogny.01

Photo d’identité de Georges Sogny

On sait maintenant que né vers 1900 à Épernay, dans la Marne, Georges Sogny est décédé en 1962 et inhumé à Chartèves, dans l’Aisne, où il était reparti vivre après la guerre. Issu d’une famille d’artistes (un frère ébéniste, une nièce chanteuse d’opéra), il réalisa de nombreuses œuvres, aquarelles, pastels, peintures et même sculptures. D’un naturel discret il a surtout peint pour ses amis et sa famille. Il a cependant participé trois fois au salon des artistes français et remporté le prix en 1934 avec un remarquable « portrait de Mme G. de B.

Il connaissait le Limousin où il avait de la famille et s’est beaucoup inspiré dans ses œuvres des lieux et des habitants de notre région ; et cela bien avant la guerre. Des portraits de famille, des dessins de différents quartiers de Limoges, des dessins de monuments comme la statue de Saint-Michel située dans les jardins de l’institution Beaupeyrat à Limoges en sont le témoignage.

P107-G.Sogny.02.Eglise

Eglise du Vigen

P107-G.Sogny.03.Porte

Porte St Jean à Solignac

Mais Georges Sogny est surtout connu des collectionneurs comme dessinateur de bandes dessinées et illustrateur  de livres.

Il collabora au journal de Mickey de 1939 à 1944 (dernier numéro en juillet 1944). Il y avait pris la suite d’une bande dessinée américaine “Dow Winslow of the Navy” qui devint, en version française, “Bernard Tempête”.

Il fut un des illustrateurs les plus talentueux du roman policier français. Il illustra des milliers de petits livres de littérature populaire aux éditions FERENCZI dans les collections “Le Verrou”, “Mon Roman Policier”, “Le Petit Livre”, “Le Petit Roman” et surtout “ Le Bandeau Noir”. La précision de son trait, la minutie de ses dessins sont ceux d’un grand artiste malheureusement connu des seuls collectionneurs.

P107-G.Sogny.04.BTempete

Journal de Mickey du 18 janvier 1942

P107-G.Sogny.05.Illustration

Illustration

 

Sources : M. Maurice Darfeuille et Renaissance de Solignac-Le Vigen

25/10/17 – 10/07/18