Saint Théau

De l’esclavage à la contemplation

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Dès son enfance, Saint Théau (ou Tillon) est enlevé à sa famille saxonne par des brigands. Jeune esclave il est racheté par Saint Eloi, alors évêque de Noyon, qui le libère, le baptise et le traite comme son fils. Il lui fait faire son apprentissage d’orfèvre à l’abbaye de Solignac puis l’élève au sacerdoce. Théau accompagne Saint Eloi dans ses missions d’évangélisation des Flandres et des Pays Bas puis revient à Solignac. A la mort de Saint Eloi, en 659, il préfère la solitude à la vie en commun qui lui pèse et se retire à Nedde (Haute Vienne) puis à Brageac (Cantal).

A la fin de sa vie il revient en Limousin. Dans sa Chronique du monastère de Solignac, Dom Dumas (17ème siècle) note: « [Théau] se voyant vieux […] pria humblement le bienheureux Godebert, abbé qui gouvernoit pour lors le monastère, de lui faire bâtir hors les murs une cellule en un lieu qui était fort agréable, à l’honneur de Saint Eloy, afin que là, séparé de la conversation des autres religieux, il put vaquer à l’oraison nuit et jour […] Le bienheureux Godebert […] ayant trouvé un lieu propice distant du monastère d’environ cinq stades, y fit bâtir une cellule fort industrieusement à l’honneur de Saint Eloy dans laquelle Saint Théau se retira, s’adonnant à la contemplation continuelle. »

Théau s’installe en 698 dans cette cellule située près d’un important lieu de marché ou de passage qui deviendra le bourg du Vigen. Il y finit sa vie et y meurt en 702 presque centenaire. Plus tard il est enseveli sous le chevet de l’abbatiale de Solignac qui recèle son buste reliquaire. On dit que de nombreux miracles auraient été obtenus sur sa tombe et il fut prié pendant des siècles

L’église Saint Mathurin du Vigen aurait été édifiée à l’emplacement de l’oratoire où Théau termina ses jours. Néanmoins, de cet oratoire il ne reste aucun vestige.

Sources : Diverses

23/10/17 – 10/17/18