En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies et de technologies similaires par notre entité ainsi que par des tiers afin de vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d'intérêts, la possibilité de partager des articles sur les réseaux sociaux, et la réalisation de statistiques d'audiences.

Plus d'informations sur les cookies







 

Le Populaire au Vigen 

Météo Locale  

Ci-dessous, le plan ou la recherche facilitent l'accès aux informations

OK
 

Charles Edward Haviland et le Reynou

Un américain à Limoges

Charles Edward Haviland nait à New York  le 7 janvier 1839. En 1842 David, son père, s’installe à Limoges avec sa famille et y  crée une antenne pour approvisionner les Etats-Unis en porcelaine. Ne trouvant pas les produits propres au goût américain David crée son atelier de décoration. Il y emploie les ouvriers les mieux formés et les mieux payés. C’est la clé de la réussite. En 1863-64, avec la Guerre de Sécession, le débouché américain est perdu. Engagé dans la construction d’une usine intégrant la totalité de la fabrication du blanc au décor, Charles Edward, âgé de 25 ans, prend la direction de l’entreprise et évince son père ainsi que son frère Théodore. Haviland poursuit son développement et emploie en 1905, à Limoges, plus de 2500 personnes.

Un patron despotique mais visionnaire

A la pointe du progrès technique, Charles Edward Haviland introduit la cuisson au charbon, le marchage mécanique, le four à flamme renversée, le calibrage mécanique, la chromolithographie. Haviland est la locomotive de Limoges.

Organisateur dans le moindre détail, il établit, démarche novatrice, un organigramme avec définitions de fonction dans le style de l’époque: ”MERIGOT: Ministre du blanc. Réunit et fait emballer les commissions de blanc. Rien de plus. Il a tout le magasin du premier et la moitié du grenier...”

Créateur, il travaille avec les meilleurs artistes de son temps

Patron intraitable il gère les grèves de façon très dure.

Au fait de la condition ouvrière, il est reconnu comme juste. A son frère qui critique les ouvriers il réplique: “Il y a, en un mot, 520 personnes qui font des bêtises chaque jour et dont quelques unes en font toute la journée, Il y a des chefs d’atelier et de magasin qui se découragent et un patron qui plus d’une fois donnerait volontiers toute la boutique au diable. Cet assemblage ne peut donner la perfection et le peut-il la matière s’y oppose. La pâte, le charbon, le feu, la pluie ou le vent ne nous écoutent pas...”

Inspiré des idées de Le Play. Il crée la caisse de secours (Chomage), la caisse d’économie (Caisse d’épargne), Le foyer limousin (HLM), la Clé des Champs (Colonie de Vacances).

Une succession difficile

Charles Edward Haviland meurt le 15 mars 1921. Son fils n’a ni sa personnalité ni son talent. Sous l’étouffante autorité paternelle il n’a pas appris à diriger. En 1931, après 89 ans d’existence, l’entreprise disparaît. La société Théodore Haviland fondée par le frère de Charles Edward récupère la marque, le nom commercial, les moules et les modèles.

Un personnage complexe

Quelques lignes ne racontent pas un homme de l’envergure de Charles Edward Haviland. Elles oublient le financier habile, le publicitaire avisé, l’amateur d’art, le notable respecté mais qui repose au côté de sa maîtresse. On a réduit son œuvre sociale à du paternalisme intéressé. C’est refuser à ce quaker, à cet homme dur avec les autres, dur avec lui-même, le rayonnement des progrès accomplis grâce à ses convictions: “Si considérable que soit le chiffre des exportations d’un pays, je ne comprends pas comment on pourrait l’appeler un pays prospère, si une grande partie de sa population vit dans la misère.”

Un reproche peut lui être fait : il n’a pas assuré sa succession.

Le Reynou

En provenance de la famille de sa première femme, Marie Guillet, Charles Edward Haviland reçoit, le château du Reynou en héritage le 6 mai 1881. Sur 71 hectares il y entreprend de vastes travaux. Deux ailes sont ajoutées et reliées par une grande véranda. Le gros œuvre est réalisé en granit, l’acier est abondamment utilisé. L’ensemble composite, mélangeant les styles gothique, baroque et contemporain, forme une demeure bien proportionnée, dans le style du château que Théodore Haviland, son  frère,  fait bâtir  à Montméry, près d'Ambazac, à la même époque.

Charles Edward Haviland établit lui même les plans du château qui comprend 27 pièces. Il emploie les matières les plus nobles. Il se préoccupe particulièrement du confort, de la lumière, de l'acoustique. Il capte toutes les sources ; il installe un réseau d'égouts.

Le parc abondamment, planté d’essences américaines, est à la mesure du château. Etangs, cascade, rivière, vallonnements, belvédère, tout est artificiel. Charles Edward Haviland dépense une fortune au Reynou qu’il juge: “ simple et de bon goût ”

Sources : Nathalie VALIERE - "Un Américain à Limoges : Charles Edward Haviland Porcelainier" - Préface de Jean d'Albis - N° 123 bis de LEMOUZI, 1992 - 13, place Municipale 1900 Tulle.
Reproduction texte et image interdite.
 

16/01/12 - 16/01/12

Informations légales - le-vigen.a3w.fr - Administration - Plan du site

 

Annonces

Faire passer une annonce sur le panneau lumineux

 A la rubrique "Restaurant scolaire" retrouvez les menus du mois

 Accès au PLU (Plan Local d'Urbanisme)
<Calendrier>
Novembre 2018
129619 visites